C’est dans un cadre magnifique que les équipes des SESSAD Cottolengo et Rosier Blanc (Apedi Alsace) ont croisé leurs pratiques. Le mercredi 8 juillet, les deux structures se sont rencontrées au Pavillon Air et Vie à Marmoutier. Trois enjeux du secteur médico-social ont été abordés : le passage en dispositif, la fin d’accompagnement sans rupture de parcours et les actions innovantes.

Le passage en dispositif : sortir de la logique de « place » 

Longtemps, un enfant était orienté vers un établissement précis : SESSAD, IME ou encore DITEP par une décision de la MDPH. Si ses besoins évoluaient, il fallait souvent demander une nouvelle orientation. La logique de « dispositif » réunit sous une même autorisation plusieurs modalités d’accompagnement (accueil de jour, internat et ambulatoire). Et ce, afin que l’enfant puisse passer de l’une à l’autre sans changer d’établissement. Ni déposer un dossier à chaque étape.

Ce qui entraîne plus de souplesse pour les équipes, de coordination, de continuité pour l’enfant, d’inclusion et de maintien dans le milieu ordinaire.

Fin d’accompagnement : accompagner la sortie comme l’entrée

Un accompagnement en SESSAD n’a pas vocation à durer toujours : besoins moindres, orientation vers le droit commun, parents et enfants outillés… Mal préparée, cette étape peut se traduire par une « rupture de parcours ». C’est à dire un enfant sans aucun suivi, du jour au lendemain, en attendant qu’une autre structure prenne ou non le relais.

Cette interruption non anticipée de l’accompagnement risque de laisser un vide entre deux suivis. Les participant·es ont partagé leurs pratiques pour anticiper la sortie. Préparation progressive avec les familles, transmission aux structures relais (école, pédopsychiatrie, autres services), maintien d’un lien ponctuel après la fin officielle par exemple. Une véritable « culture de la transition » : penser la sortie dès l’entrée.

Actions innovantes : quand le terrain invente ses réponses 

La troisième table donnait la parole aux initiatives nées d’un besoin concret repéré sur le terrain. Ateliers collectifs, groupes émotions, art-thérapie, habilités sociales, projet vélo, médias sur la vie affective intime et sexuelle… ont été abordés. Une action innovante n’a pas besoin d’être coûteuse pour avoir un impact réel. Elle a besoin de temps et de créativité pour être imaginée, testée, puis partagée entre équipes.

Des rencontres à poursuivre avec d’autres SESSAD ?

Au-delà de ces thématiques, cette rencontre a permis aux professionnel·es de confronter leurs pratiques et de repartir avec des idées. Mais aussi de rappeler que les professionnel·es ont le souci constant de la qualité de l’accompagnement proposé aux enfants, à leurs familles et aux partenaires. Une matinée à réitérer avec d’autres SESSAD pour, ensemble, non pas aller plus vite, mais plus loin !