À 50 ans, Fatima incarne une force tranquille, au grand cœur. Rien dans son parcours ne s’est construit sans effort, sans choix courageux ni remises en question. Pourtant, elle a toujours avancé, pas à pas, avec constance et détermination.

Depuis 12 ans, l’Ehpad Caritas est devenu pour elle bien plus qu’un lieu de travail, presque une seconde maison. Elle y commence comme aide-soignante, avant de franchir un cap, il y a deux ans, en devenant infirmière.

Un parcours de vie guidé par la volonté d’avancer

Son parcours professionnel commence bien avant l’Ehpad Caritas, et raconte déjà une vie faite de multiples expériences. Elle grandit dans le monde de la restauration traiteur aux côtés de ses parents, puis s’oriente ensuite vers la coiffure.

C’est une rencontre qui va tout transformer : celle d’une voisine âgée dont elle s’occupe. À travers ce lien simple et humain, Fatima découvre une vocation.

Elle devient alors aide-soignante, un métier dans lequel elle s’investit pleinement pendant plusieurs années. Mais très vite, une nouvelle ambition naît en elle : aller plus loin, évoluer, apprendre davantage.

« J’avais envie d’évoluer, de découvrir autre chose et de changer. J’ai persévéré et je me suis lancée. J’ai alors décidé de reprendre mes études pour devenir infirmière, un choix exigeant, marqué par la fatigue, l’éloignement des stages, les contraintes financières et la charge mentale. Mais aujourd’hui, je ne regrette rien. »

Aujourd’hui, elle porte ce parcours comme une fierté et une leçon de vie qu’elle partage. Elle a même transmis cette vocation à sa fille, en reconversion après des études de droit, qui entame sa deuxième année d’école d’infirmière, sur les traces de sa mère.

L’EHPAD Caritas, une famille et une vocation humaine

Elles sont aujourd’hui quatre infirmières à l’Ehpad Caritas. Pour Fatima, peu à peu, l’établissement est devenu bien plus qu’un lieu de travail : une évidence, presque une seconde famille. « C’est très familial », confie-t-elle simplement.

Pour Fatima, il ne s’agit pas seulement de patients ou de résidents. Ce sont des personnes qu’elle connaît, qu’elle accompagne, avec lesquelles elle partage de vrais moments de vie.

Elle connaît leurs habitudes, leurs histoires, leurs petites routines. Certains l’attendent, d’autres demandent après elle lorsqu’elle n’est pas là. « Quand je ne suis pas là, il y en a qui demandent : elle revient quand ? »

Ces marques d’attention donnent du sens à des journées parfois intenses, rythmées par les soins, les traitements, les urgences et les transmissions.

Mais au cœur de ce quotidien, Fatima revient toujours à l’essentiel : le lien humain. « C’est ce relationnel. C’est magique. »

Elle évoque aussi avec tendresse cette doyenne de l’établissement, figure familière et appréciée de tous. « Tout le monde l’aime. C’est notre mascotte du premier étage. »

Avec le temps, les liens se tissent naturellement. Les soignants s’attachent, les résidents aussi. Et c’est cette proximité qui donne toute sa richesse au métier.

Les qualités d’une infirmière et la beauté d’un métier humain

Pour Fatima, être infirmière demande bien plus que des compétences techniques. C’est un métier profondément humain, qui repose sur des qualités essentielles.

Elle insiste d’abord sur la patience, indispensable au quotidien. Puis viennent l’écoute, l’empathie et le sens du travail en équipe.

Elle rappelle aussi qu’aucune journée ne se ressemble. Le rythme est imprévisible, les situations évoluent constamment, les imprévus sont permanents.

Mais c’est justement cette diversité qui rend le métier vivant et profondément humain.

Fatima souligne également l’importance de la cohésion d’équipe, particulièrement forte à l’EHPAD Caritas. Une ambiance qu’elle décrit comme familiale, solidaire et bienveillante.

Elle y a d’ailleurs rencontré sa meilleure amie, preuve que les liens dépassent souvent le cadre professionnel. « On s’est rencontrées ici. On est inséparables maintenant. »

Pour elle, travailler en EHPAD, c’est avant tout redonner de la vie au quotidien des personnes âgées. C’est créer des moments de partage, de conversation, de convivialité.

« J’aime les voir autour de la table, en train de papoter et de rire. »

Mais c’est aussi accompagner des personnes parfois seules, en fin de vie, avec dignité et respect. Une réalité qui demande une grande force émotionnelle.

Le souvenir du Covid reste d’ailleurs profondément marqué en elle. Elle se souvient des départs sans famille, du silence, de la solitude. « Ça m’a anéantie. C’était terrible. »

Pour autant, elle continue d’avancer avec conviction, convaincue que ce métier a du sens et que son rôle est essentiel.

L’EHPAD Caritas recrute des infirmier(ère)s !

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